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Votre site est-il lisible par ChatGPT, Claude, Perplexity et Gemini ?

Vingt-et-une vérifications à faire vous-même, avec votre navigateur et les outils de Google. Je ne mesure rien : chaque point porte sa source officielle, et vous constatez par vous-même.

Pourquoi je ne mesure pas à votre place. Parce que vous n'auriez aucune raison de me croire. Les vingt-et-un points ci-dessous se vérifient dans votre navigateur ou dans vos propres comptes Google. Vous n'avez besoin de personne — et surtout pas de moi — pour constater ce qui manque.

Comment lire cette page

Quatre catégories, dans cet ordre. Si un mur est fermé, les trois autres catégories ne servent à rien : commencez par les murs.

CatégorieCe qui se passeNombre
● LES MURSL'IA ne peut pas lire votre site7
● LES FREINSElle peut lire, mais elle abandonne ou coupe2
● LES SIGNAUXElle lit, mais comprend mal qui vous êtes6
● LES AGENTSElle vous comprend, mais ne peut pas agir — remplir votre devis6

Les 7 murs

À vérifier en premier. Un seul suffit à rendre tout le reste inutile.

MUR 1

Votre fichier robots.txt interdit-il les robots d'IA ?

À faire : tapez votresite.fr/robots.txt dans votre navigateur. Cherchez une ligne Disallow: / placée sous un nom de robot comme GPTBot, ClaudeBot ou PerplexityBot.

Si vous la trouvez, votre site demande à ce robot de ne pas entrer. Beaucoup d'extensions de site l'ajoutent par défaut, sans que le propriétaire le sache.

Nuance honnête : le robots.txt est une demande, pas une barrière technique. La plupart des robots l'honorent, mais les robots déclenchés par un utilisateur — ChatGPT-User, Perplexity-User — sont documentés par leurs opérateurs comme pouvant l'ignorer.
Sources : norme robots.txt · developers.google.com/crawling/docs/robots-txt · documentations OpenAI et Anthropic
MUR 2 · le plus fréquent, et le plus invisible

Votre hébergeur ou CDN bloque-t-il les robots d'IA ?

À faire : si vous êtes sur Cloudflare, ouvrez votre panneau → section « AI Crawl Control ». Sinon, demandez à votre hébergeur : « bloquons-nous GPTBot, ClaudeBot ou PerplexityBot ? »

Ce blocage n'apparaît nulle part dans votre site. Votre robots.txt peut être parfait et les robots être arrêtés avant même de le lire.

Le cas qui prouve que personne ne regarde : le 4 octobre 2026, j'ai audité neuf outils spécialisés dans la visibilité IA. Trois d'entre eux ont un robots.txt exemplaire — l'un écrit même en commentaire « AI-friendly crawling policy » et liste les robots en « Tier 1: Critical AI Search Crawlers ». Les trois sont quand même signalés bloqués par leur CDN.

Des spécialistes du sujet ne le voient pas sur leur propre site. C'est le contrôle que personne ne fait.

Sources : blog.cloudflare.com, 15 et 30 septembre 2026 · documentation Cloudflare « AI Crawl Control » · mesure du 4 octobre 2026 avec geo-optimizer (licence MIT)
MUR 3

Votre serveur bloque-t-il par adresse IP ?

À faire : seul votre hébergeur peut répondre. Demandez-lui si un pare-feu applicatif filtre les robots par adresse IP ou par empreinte de connexion.

C'est le seul blocage vraiment technique — celui qu'un robot ne peut pas contourner, même s'il voulait. Et il est invisible partout ailleurs.

Source : documentations des opérateurs de robots d'IA, qui recommandent ce niveau pour un blocage garanti
MUR 4

Votre contenu s'affiche-t-il sans JavaScript ?

À faire : clic droit sur votre page d'accueil → « Afficher le code source de la page ». Cherchez (Ctrl+F) une phrase visible de votre page. Si vous ne la trouvez pas dans ce code, les robots d'IA ne la voient pas non plus.
Attention au piège : utilisez bien « Afficher le code source », et PAS l'inspecteur « Éléments ». L'inspecteur montre la page après exécution du JavaScript — il vous donnera une fausse réassurance.
Le robotExécute le JavaScript ?
GPTBot · OAI-SearchBot (ChatGPT)Non
ClaudeBot · Claude-SearchBotNon
PerplexityBotNon
GooglebotOui
Le robot de GeminiOui — il hérite du rendu de Googlebot
Sources : Google — « Google est capable de traiter le contenu dans le JavaScript », guide officiel d'optimisation pour les fonctionnalités IA, mis à jour le 10 juillet 2026 · étude Vercel/MERJ sur les robots d'IA
MUR 5

Une balise « nosnippet » vous exclut-elle des réponses IA de Google ?

À faire : dans le code source, cherchez nosnippet ou max-snippet.

Si l'une des deux est présente, vous êtes exclu des Aperçus IA et du Mode IA de Google : une page doit être éligible à un extrait classique pour apparaître dans les fonctionnalités IA.

Et c'est une double perte : cette balise retire aussi la description de votre fiche dans les résultats Google normaux. Il ne reste que le titre et l'adresse.
Source : Google — developers.google.com/search/docs/appearance/ai-features
MUR 6

Une partie de votre page est-elle exclue par « data-nosnippet » ?

À faire : dans le code source, cherchez data-nosnippet.

Cette variante n'exclut pas la page entière, seulement les blocs qui la portent. Si elle se trouve sur vos tarifs, vos services ou vos coordonnées, ce sont précisément les informations que l'IA ne reprendra jamais.

Source : Google — même page officielle sur les fonctionnalités IA
MUR 7

Votre site est-il inclus dans les fonctionnalités IA de Google ?

À faire : ouvrez votre Search Console → le réglage d'inclusion dans les fonctionnalités génératives.

Google l'écrit noir sur blanc : en plus des exigences techniques, un site doit être inclus dans les fonctionnalités génératives pour être éligible à l'affichage. Si ce réglage est désactivé, rien d'autre ne servira.

Source : Google — guide officiel d'optimisation · support.google.com/webmasters/answer/16908024

Les 2 freins

L'IA peut lire, mais elle coupe ou elle abandonne.

FREIN 1

Votre page d'accueil pèse-t-elle plus de 200 Ko de code ?

À faire : clic droit → code source → sélectionnez tout (Ctrl+A), copiez, et collez dans un éditeur de texte qui affiche le nombre de caractères. Au-delà de ~200 000, c'est trop.

Un code trop lourd ralentit l'analyse par le robot et peut être tronqué : la réponse à la question de votre acheteur existe peut-être sur la page, mais elle est enterrée trop profond pour entrer dans la fenêtre de lecture du modèle.

Sources : geo-optimizer (licence MIT, 971 ★) — seuil annoncé : moins de 200 Ko · travaux universitaires sur les échecs de citation (arXiv 2603.09296) — mode de panne « troncature de fenêtre »
FREIN 2

Votre serveur répond-il en moins d'une demi-seconde ?

À faire : testez votre adresse sur PageSpeed Insights de Google et regardez le temps de réponse du serveur.

Objectif : moins de 500 ms, idéalement moins de 200 ms. Un robot qui attend peut abandonner avant d'avoir lu.

Sources : pagespeed.web.dev (Google) · geo-optimizer — seuils annoncés

Les 6 signaux

L'IA lit votre site, mais elle ne sait pas de façon fiable qui vous êtes.

SIGNAL 1

Vos données structurées sont-elles présentes et valides ?

À faire : collez votre adresse dans le test de résultats enrichis de Google — search.google.com/test/rich-results

Sans elles, l'IA doit deviner votre raison sociale, votre adresse, votre activité et votre dirigeant à partir du texte. Et quand elle devine, elle se trompe parfois — en affirmant.

Honnêteté : Google précise que les données structurées « ne sont pas requises » pour les fonctionnalités IA. Ce n'est donc pas un mur : c'est un signal de désambiguïsation. Mais c'est le plus utile des six.
Sources : search.google.com/test/rich-results (Google) · guide officiel Google sur les fonctionnalités IA · schema.org
SIGNAL 2

Votre site déclare-t-il qu'il est en français ?

À faire : code source → cherchez <html lang=. Vous devez y lire lang="fr".

C'est une ligne de code. Sans elle, rien n'indique explicitement la langue de votre contenu.

Source : spécification HTML du W3C · recommandation d'accessibilité WCAG
SIGNAL 3

Votre page d'accueil a-t-elle un titre principal ?

À faire : code source → cherchez <h1. Il doit y en avoir un, et un seul.

C'est la seule phrase qui dit explicitement de quoi parle la page. Les travaux universitaires sur la citation montrent que placer la réponse dans les 150 premiers caractères après chaque titre augmente nettement les chances d'être repris.

Sources : travaux sur la structure et la citation (arXiv 2603.29979) · AutoGEO, conférence ICLR 2026 — réponse en premier : +25 %
SIGNAL 4

Vos images ont-elles une description ?

À faire : code source → comptez les <img, puis comptez ceux qui ont un alt="..." rempli.

Les IA capables de lire des images — Gemini, GPT-4o — ne voient pas vos visuels : elles lisent leur description textuelle. Sans elle, vos photos de réalisations n'existent pas.

Source : Google — « nos fonctionnalités de recherche générative peuvent faire remonter des images et des vidéos pertinentes », guide officiel
SIGNAL 5

Vos vidéos ont-elles une transcription ?

À faire : regardez si vos vidéos proposent des sous-titres ou un texte de transcription sur la page.

Les moteurs d'IA indexent la transcription, pas les images. Une vidéo sans texte ne contribue en rien à votre visibilité.

Sources : Google — guide officiel sur les fonctionnalités IA · spécification VideoObject de schema.org
SIGNAL 6

Avez-vous un robots.txt, et contient-il la ligne Sitemap ?

À faire : tapez votresite.fr/robots.txt. Si une page d'erreur s'affiche, le fichier n'existe pas.

Et je préfère vous le dire : ne pas avoir de robots.txt N'EST PAS bloquant. Google l'écrit lui-même : « un code 404 pour un robots.txt signifie que l'exploration est autorisée… ne pas en avoir est parfaitement acceptable. »

Ce que vous perdez est plus modeste : la ligne Sitemap: qui aide les robots à trouver toutes vos pages, et la possibilité de refuser l'entraînement des modèles tout en autorisant la citation — deux robots différents, deux réglages distincts.

Source : Google — support.google.com/webmasters/answer/6062598 (rapport robots.txt de la Search Console) et spécification officielle

Les 6 contrôles « agents »

Les quinze points précédents servent à ce que l'IA parle de vous. Ces six-là servent à ce qu'elle puisse agir sur votre site : remplir votre formulaire, demander un devis, prendre un rendez-vous.

La différence, en une scène. Un acheteur cherche des cloisons de bureau.

Et voilà le risque : si vos boutons et vos champs ne sont pas lisibles par un robot, il n'arrive pas à remplir votre formulaire. Vous perdez la demande — pas parce que vous n'étiez pas cité, mais parce que le robot n'a pas réussi à cliquer.

Et je préfère vous le dire avant : c'est un pari, pas un marché.

Pourquoi ça vaut quand même le coup : Google écrit lui-même que « tout ce qui rend un site prêt pour les agents le rend aussi meilleur pour les humains — bien structuré, accessible et sémantique ». Le même travail rend votre site utilisable par une personne aveugle. Vous ne pouvez pas perdre : si les agents ne décollent jamais, vous avez gagné un site accessible.

AGENT 1 · le plus important

Vos boutons sont-ils de vrais boutons ?

À faire : code source → cherchez votre bouton « Demander un devis ». Est-ce <button> ou <a href> — ou bien un <div> ou un <span> maquillé en bouton ?

Google l'écrit : « concevez les éléments actionnables avec du HTML sémantique. Utilisez <button> et <a> plutôt que des <div> et <span> modifiés. Les agents reconnaissent les premiers comme interactifs. »

Si vous ne pouvez pas changer : Google donne la solution de repli — ajoutez le rôle et l'ordre de tabulation, par exemple <div role="button" tabindex="0">.
Source : Google — web.dev/articles/ai-agent-site-ux, mis à jour le 1er avril 2026
AGENT 2

Les champs de votre formulaire de devis sont-ils étiquetés ?

À faire : code source de votre page de contact → cherchez <label for=. Chaque champ (nom, e-mail, message, surface en m²) devrait avoir une étiquette qui lui est liée.

Google : « ajoutez l'attribut for sur les balises <label> pour les lier aux champs. Cela aide l'agent à comprendre le but d'un champ. »

Sans ça, un agent voit trois cases vides et ne sait pas laquelle est le téléphone, laquelle est la surface. Il remplit mal, ou il abandonne.

Source : Google — même guide · et spécification HTML du W3C
AGENT 3

Vos boutons sont-ils assez grands ?

À faire : regardez vos icônes cliquables — le petit téléphone, la petite flèche, la croix de fermeture. Font-elles au moins 3 × 3 pixels visibles ?

Google fixe un seuil chiffré : « assurez-vous que tout élément interactif nécessaire pour accomplir une action est visible et plus grand que 8 pixels carrés, pour éviter d'être filtré dans l'analyse visuelle du modèle ».

Source : Google — même guide
AGENT 4

Un calque invisible recouvre-t-il vos boutons ?

À faire : c'est le plus technique. Demandez à votre webmestre : « avons-nous des calques transparents (overlays) au-dessus des zones cliquables ? » C'est fréquent avec les bandeaux de cookies, les fenêtres surgissantes et les animations.

Google appelle ça les « éléments fantômes » : « évitez les calques transparents qui masquent des éléments interactifs. L'analyse visuelle de l'agent peut écarter les nœuds couverts, même si le calque paraît transparent. »

Source : Google — même guide
AGENT 5

Votre bouton de contact est-il toujours au même endroit ?

À faire : ouvrez cinq pages différentes de votre site. Le bouton « Devis » ou « Contact » est-il à la même place sur les cinq ?

Google : « les agents qui prennent des captures d'écran seront probablement perturbés si la mise en page de votre site change constamment — par exemple quand un bouton "Ajouter au panier" est à un endroit différent pour chaque catégorie de produit ».

Source : Google — même guide
AGENT 6 · expérimental

Déclarez-vous vos actions aux agents (WebMCP) ?

À faire : code source → cherchez toolname ou registerTool. Dans l'immense majorité des cas, vous ne trouverez rien — et ce n'est pas grave aujourd'hui.

WebMCP permet de déclarer explicitement à un agent : « voici mon outil de demande de devis, voici ce qu'il attend ». Google le décrit comme « une norme web PROPOSÉE », dont « les interfaces sont disponibles pour expérimentation en production dans Chrome, sous essai d'origine ».

Donc : c'est le seul point de cette page qui n'est pas encore actionnable sérieusement. Je le liste pour que vous sachiez qu'il existe, pas pour vous le vendre.
Sources : Google — web.dev/articles/ai-agent-site-ux · developer.chrome.com/docs/ai/webmcp

Comment un agent voit votre site — les quatre canaux, selon Google :

Les 9 outils gratuits — audités le 4 octobre 2026

Tous sont gratuits et sans inscription. Je n'en ai construit aucun et je n'ai aucun lien avec eux. Je les ai simplement audités pour voir lesquels s'appliquent à eux-mêmes ce qu'ils vendent.

L'outilCe qu'il proposeSon propre scoreAccès des robots IA à son site
geoready.devaudit + outil en ligne de commande, licence libre91 — excellentpartiel
seomator.comjusqu'à 50 pages, 5 moteurs82partiel
sitetest.ainote A–F sur 92 contrôles78signalé bloqué
arisegeo.compart de citation sous 24 h72signalé bloqué
aeocheck.co25 contrôles + réponse IA72partiel
clayhog.com8 dimensions, moins de 30 secondes70partiel
thefirstranker.comvérificateur d'entité, générateur llms.txt65signalé bloqué
joshuaopolko.com/aiscan14 robots IA + rendu serveur63partiel
ai1stseo.comannonce un audit à 236 points45partiel

Ce que ce tableau dit, et ce qu'il ne dit pas.

Reproduisez ce tableau vous-même, gratuitement :

pip install geo-optimizer-skill
geo access --url https://votresite.fr  ← les murs
geo audit --url https://votresite.fr  ← les signaux

Lancez geo access en premier : s'il y a un mur, le reste ne sert à rien. Et il détecte le blocage par CDN, que l'autre commande ne voit pas.

Ce que cette page ne prouve pas

Si quelqu'un vous promet ces cinq choses, il ne les a pas mesurées.

Et après ?

Si les murs sont ouverts et que des signaux manquent, la correction est presque toujours de la configuration, pas de la rédaction : déclarer la langue, ajouter un titre principal, décrire les images, publier les données structurées. Sur un cas réel mesuré en octobre 2026, l'ensemble représentait une demi-journée de travail et faisait passer le site du dernier rang de son secteur au-dessus de sa moyenne — sans écrire une ligne de contenu.

Vous pouvez tout faire vous-même avec cette page. C'est fait pour. Si vous préférez déléguer, écrivez-moi — je travaille par écrit.